Ce soir du 20 octobre, tous les fonctionnaires de l’Etat auront voté pour élire leurs représentants au sein des instances de leur ministère.Tous? Non, un«petit» ministère résiste toujours, celui de la Justice, censé être de par sa nature régalienne, respectueux des textes de loi, du Droit, des règles et des délais ….Contrairement au sympathique petit village gaulois, ce ministère n’inspire pas l’admiration unanime mais l’accablement ! Et ce n’est hélas pas fini, la réunion organisée mercredi dernier au ministère entre l’administration et l’ensemble des organisations syndicales n’est pas de nature à rassurer les personnels du ministère, toutes directions confondues. Il est même à craindre que le mois supplémentaire accordé (via un petit décret publié sans tambour ni trompette au JO du 19 octobre…) ne suffise pas à son administration pour assurer la tenue des ces élections. C’est à se demander où sont passés les juristes et les têtes pensantes de ce ministère: dans d’autres ministères? dans les grandes entreprises cotées au CAC 40?
En tout état de cause, il se confirme que le Garde des Sceaux n’a plus en charge le char de la Justice mais une nef ballotée par des vents contraires qui se nomment injonctions présidentielles dans tous les sens, restrictions de tous ordres, réformes sans moyens et sans objectifs clairs, RGPP, surdités récurrentes face aux alertes des personnels…..Le vendredi 14 octobre, à 6 jours du scrutin, le ministère de la justice confirmait, après sa rencontre de la veille avec les organisations syndicales, être totalement incapable d’assurer la tenue des élections de ses propres personnels «compte tenu desperturbations survenues dans l'acheminement et la distribution des matériels de vote», comme si ces perturbations étaient sans cause ni origine, de l’ordre de la génération spontanée que dénonça PASTEUR en son temps. La veille, Michel Mercier, garde des Sceaux, «a souhaité répondre à une demande très forte depuis 1963 des personnels des services judiciaires pour lesquels il n’existait pas encore de titre honorifique spécifique» en annonçant la création de la «médaille d’honneur des services judiciaires.» amenée à récompenser «l’ensemble des personnels des services judiciaires….qui, dans leur activité professionnelle ou à titre bénévole (!), ont rendu des services honorables à l’institution judiciaire» précisant même que «L’investissement au quotidien de l’ensemble des personnels pour assurer la continuité du service public mérite légitimement une reconnaissance de l’institution».
Il ne semblait pourtant pas que cette médaille dotée d’aucune gratification financière figura parmi les revendications majeures des Organisations syndicales…. à lire |